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!!! ANNULÉE !!! Devenir acteur dans un cadre contraint : les enjeux de l'action éducative en protection de l'enfance

Conférence Public-cible: Ouvert au grand public
En France, comme dans la plupart des pays, les premiers protecteurs de l’enfant sont ses parents. Pourtant, parfois, lorsque l’enfant vit une situation de maltraitance, notamment intrafamiliale, ses parents ont besoin d’être accompagnés, suppléés, voire remplacés. L’accompagnement et la suppléance se font avec l’accord des parents (protection administrative) ou sur imposition du juge des enfants, avec toutefois la recherche de l’adhésion des parents (protection judiciaire). Dans tous les cas, par cette action éducative, par principe provisoire, l’objectif est que les parents occupent entièrement leurs fonction et rôle de parents, pour l’intérêt premier de l’enfant. Par une aide subrepticement imposée ou contrainte, ils doivent devenir pleinement des acteurs éducatifs, des parents protecteurs, capables d’assurer un cadre sécure, qui permette le développement et le respect des droits et de la dignité de l’enfant. Dans le monde de l’intervention sociale d’aujourd’hui, il semble possible d’articuler l’aide contrainte, l’action éducative et le « devenir acteur », en faisant participer les enfants et les parents à l’action de protection, voire en les plaçant comme acteurs de la construction des dispositifs. Pourtant, cette démarche semble soulever des enjeux théoriques qui se traduisent par ce qui devient souvent des impasses pratiques : qu’est-ce qu’un accord ? une adhésion ? une opposition ? un conflit ? un acteur ? une participation ? En bref, dans le cadre de la protection de l’enfance, qu’est-ce qu’une aide ou une action éducative ?
Quand?
11.03.2020 17:15 - 19:00
Où?
Site MIS 03 / Salle Auditoire C
Avenue de l'Europe 20, 1700 Fribourg
Organisation
Travail social et politiques sociales
Moll-Lauper Séverine
severine.moll-lauper@unifr.ch
Rte Bonnesfontaines 11
1700 Fribourg
026/3007786/80
Intervenants
Gilles Séraphin est professeur des universités à l’Université de Paris Nanterre, responsable du parcours de master « Éducation familiale et interventions socio-éducatives en Europe » et membre du Centre de recherche Éducation et Formation. Il est par ailleurs rédacteur en chef de la revue "Recherches Familiales".
Pièces jointes

CYCLE:
L’action aux confins. Quand l’action n’est pas encore (ou déjà plus) agir.

Toute action se doit d’être efficace, à tout le moins conforme, pour être signifiante socialement. C’est ce que, en bon « social scientist », nous avons retenu de notre fréquentation des bancs universitaires, mais aussi en bon honnête homme (et bonne honnête femme), nous avons appris, quelquefois à nos dépens, de nos expériences biographiques. Mais parfois, souvent même, l’action s’arrête à ces marches et entre dans les limbes de l’action urgente, de l’action contrainte, de l’action embarrassée, de l’action limitée, de l’action insignifiante. Agir à tout prix devant les désastres humanitaires, agir dans l’urgence devant la souffrance sociale des plus vulnérables, agir sans attendre devant les impacts climatiques à court terme, soigner par-delà l’éventuel consentement du malade quand la vie de ce dernier est en jeu ; la morale vient ici recouvrir l’action, au nom d’un impératif indiscuté posé comme indiscutable. Agir malgré tout, agir pour sauver la face, agir quand il ne reste plus que cela à faire, agir coûte que coûte parce que ne pas agir serait encore pire ; le désespoir, à tout le moins la désillusion, vient ici soutenir l’action et lui donner son sens. Agir dans les marges laissées libres, consentir, ruser, détourner, résister, désobéir, agir en refusant l’action attendue mais en s’inscrivant néanmoins dans des schémas imposés, dans des dominations minuscules mais pourtant fortement pesantes ; l’action devient ici vitale comme condition du maintien de l’existence, fût-elle insignifiante. Agir en retenant l’action, en soupesant, en délibérant, en négociant (avec soi et avec les autres) car agir n’est pas simple tant il nous condamne à construire des alternatives rien moins qu’évidentes, tant il nous prend dans des dilemmes sans sorties aisément acceptables ; l’action est ici pesée des conséquences, appréciation des intérêts et, avant tout, établissement d’un compromis, le résultat d’un travail éthique caractérisant un agir dont la solidité repose sur l’équilibre.
C’est à ces thématiques, et à bien d’autres encore, centrées sur cette idée qu’agir ne suffit pas ou que ne pas agir est en soi une action, que l’action est trop compromise pour être moralement acceptable ou bien encore trop soupesée pour être efficiente que sera consacré le cycle de conférences publiques 2020 auquel l’ensemble des étudiant-e-s de la Chaire de Travail social et de politiques sociale sont convié-e-s ainsi que tout-te étudiant-e et tout-e citoyen-ne intéressé-e- par cet enjeu.

 
Autres événements dans le cycle
19.02.2020L’action aux limites de l’agir
26.02.2020Dominations, contrôles et actions empêchées
04.03.2020Agir faible et survie politique. Le cas de la mobilisation transnationale des migrants et migrantes sans autorisation de séjour
11.03.2020!!! ANNULÉE !!! Devenir acteur dans un cadre contraint : les enjeux de l'action éducative en protection de l'enfance
18.03.2020ANNULÉE ET REPORTÉE A UNE DATE ULTÉRIEURE. Agir sans fin : éthique humanitaire et relations internationales
25.03.2020ANNULÉE ET REPORTÉE A UNE DATE ULTÉRIEURE. Visiter des prisonniers dans les conflits : une action insignifiante ?
08.04.2020ANNULÉE ET REPORTÉE A UNE DATE ULTÉRIEURE. Le consentement suppose-t-il un engagement ?
22.04.2020ANNULÉE ET REPORTÉE A UNE DATE ULTÉRIEURE. Le défi de la conformité : l’assistance humanitaire dans des contextes à risques de corruption
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06.05.2020ANNULÉE Peut-on changer le monde en consommant autrement ?
13.05.2020ANNULÉE La désobéissance civile, une arme politique légitime