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OKT
OKT
8ème édition des conférences et débat sur la santé au travail "Les revers de l’efficience ? Quand la gestion vide le travail de son sens et affecte la santé "
Vortrag
Breite Öffentlichkeit
29.10.2026 17:30 - 19:30
Präsenzveranstaltung
L’introduction massive des outils de gestion, tels que les systèmes de performance,
les indicateurs de productivité, les procédures standardisées,
etc. est souvent perçue comme un levier d’efficacité. Pourtant, ces outils ne
constituent pas de simples évolutions techniques, mais une profonde mutation
du rapport au travail. Leur utilisation systématique et prédominante dans
de nombreux contextes professionnels engendre des effets délétères sur les
savoir-faire et la santé des employé·es.
Ces outils de gestion, tels qu’ils sont appliqués actuellement, privilégient
le plus souvent la quantité et le mesurable (le «faire», le temps de travail,
le travail prescrit, la performance, la production) et invisibilisent la qualité et
les rouages indicibles des coeurs de métiers (le «bien faire», le travail réel, la
beauté et les règles de l’art).
Ce management par les chiffres produit une souffrance éthique chez les
salarié·es pour qui le travail fait de moins en moins sens. La quête de
performance - encouragée par des reportings fréquents ou les évaluations
de la productivité individuelle - incite les travailleur·es à privilégier la rapidité,
voire une forme d’urgence quasi permanente, au détriment de la qualité
et du sens de leur travail. De plus en plus contraint·es de se conformer à
des indicateurs statistiques au détriment de la qualité, les salarié·es sont
également poussé·es à trahir leurs propres valeurs professionnelles. Sous
couvert de transparence, le contrôle algorithmique, le poids des évaluations
individualisées, les procédures rigides et autres guidelines entravent, parfois,
l’adaptation aux imprévus du terrain et, systématiquement, la reconnaissance
des savoir-faire professionnels.
Mais plus encore, certaines « démarches qualité » et outils de gestion
deviennent des instruments de pression narcissique sommant les
individus de se dépasser sans cesse pour atteindre les objectifs attendus,
mesurés par des indicateurs dont la pertinence mérite d’être interrogée. Estce
parce que ces démarches d’analyse du travail ont rapidement souffert
de quantophrénie et confondu améliorer le travail avec obtenir un label ?
Ce régime d’excellence transforme l’idéal de performance en une source
d’angoisse diffuse où l’échec est vécu comme une défaillance personnelle
plutôt qu’un dysfonctionnement ou une anormalité organisationnelle.
Quid de ces évolutions ? Quand l’outil de gestion devient une fin en soi, il
déshumanise l’activité et transforme le travail en une source de pathologie
plutôt qu’en un vecteur protecteur de santé et de réalisation de soi.
Telles sont les thématiques que nos deux conférenciers aborderont lors de
cette 8ème édition des conférences-débat sur la santé au travail.
les indicateurs de productivité, les procédures standardisées,
etc. est souvent perçue comme un levier d’efficacité. Pourtant, ces outils ne
constituent pas de simples évolutions techniques, mais une profonde mutation
du rapport au travail. Leur utilisation systématique et prédominante dans
de nombreux contextes professionnels engendre des effets délétères sur les
savoir-faire et la santé des employé·es.
Ces outils de gestion, tels qu’ils sont appliqués actuellement, privilégient
le plus souvent la quantité et le mesurable (le «faire», le temps de travail,
le travail prescrit, la performance, la production) et invisibilisent la qualité et
les rouages indicibles des coeurs de métiers (le «bien faire», le travail réel, la
beauté et les règles de l’art).
Ce management par les chiffres produit une souffrance éthique chez les
salarié·es pour qui le travail fait de moins en moins sens. La quête de
performance - encouragée par des reportings fréquents ou les évaluations
de la productivité individuelle - incite les travailleur·es à privilégier la rapidité,
voire une forme d’urgence quasi permanente, au détriment de la qualité
et du sens de leur travail. De plus en plus contraint·es de se conformer à
des indicateurs statistiques au détriment de la qualité, les salarié·es sont
également poussé·es à trahir leurs propres valeurs professionnelles. Sous
couvert de transparence, le contrôle algorithmique, le poids des évaluations
individualisées, les procédures rigides et autres guidelines entravent, parfois,
l’adaptation aux imprévus du terrain et, systématiquement, la reconnaissance
des savoir-faire professionnels.
Mais plus encore, certaines « démarches qualité » et outils de gestion
deviennent des instruments de pression narcissique sommant les
individus de se dépasser sans cesse pour atteindre les objectifs attendus,
mesurés par des indicateurs dont la pertinence mérite d’être interrogée. Estce
parce que ces démarches d’analyse du travail ont rapidement souffert
de quantophrénie et confondu améliorer le travail avec obtenir un label ?
Ce régime d’excellence transforme l’idéal de performance en une source
d’angoisse diffuse où l’échec est vécu comme une défaillance personnelle
plutôt qu’un dysfonctionnement ou une anormalité organisationnelle.
Quid de ces évolutions ? Quand l’outil de gestion devient une fin en soi, il
déshumanise l’activité et transforme le travail en une source de pathologie
plutôt qu’en un vecteur protecteur de santé et de réalisation de soi.
Telles sont les thématiques que nos deux conférenciers aborderont lors de
cette 8ème édition des conférences-débat sur la santé au travail.
Wann?
29.10.2026 17:30 - 19:30
Wo?
Website
Organisation
Département de travail social, politiques sociales et développement global
Sophie Le Garrec
severine.moll-lauper@unifr.ch
Rte des Bonnesfontaines 11
1700 Fribourg
+41263007786
Sophie Le Garrec
severine.moll-lauper@unifr.ch
Rte des Bonnesfontaines 11
1700 Fribourg
+41263007786
Vortragende / Mitwirkende
• Christophe Genoud, Chargé de cours à l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), Intervenant vacataire Haute École Spécialisée de Suisse Occidentale, manager dans le secteur public, haut fonctionnaire.
• Alban Roblez, Maître de conférences, enseignant-chercheur au Laboratoire ETHICS, École des Sciences de la Société de l'Université catholique de Lille.
• Alban Roblez, Maître de conférences, enseignant-chercheur au Laboratoire ETHICS, École des Sciences de la Société de l'Université catholique de Lille.
Anmeldung obligatorisch
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