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DESCRIPTION:Atelier-concert international\nMettre en musique l’innovation, de la célébration à la parodie (France, 1840-1940)\n\n3-4 novembre 2025\nHaute École de musique de Genève | Université de Fribourg\n\nOrganisateurs : Guillaume Castella & Federico Lazzaro\n\nPrésentation\n\nOrganisé conjointement par la HEM et le Département de musicologie de l’Université de Fribourg, cet atelier-concert questionne la façon dont les compositeurs et compositrices actifs en France entre 1840 et 1940 s’attellent à mettre en musique l'innovation. Entre quête d'un récit national grandiose, détournement comique des nouvelles inventions ou recherche d'une esthétique musicale actualisée, les œuvres à sujet technologique semblent se poser comme un vecteur privilégié pour renouveler les traditions musicales.\n\nDans le cercle culturel parisien, des œuvres comme Un petit train de plaisir de Gioachino Rossini et sa mise en musique d’un accident ferroviaire témoignent d’une technophobie qui devient, au XIXe siècle, une substance littéraire et artistique récurrente dans des registres variés (le comique de Rossini étant aux antipodes de La bête humaine de Zola).\n\nD’autres cas, tels que la poupée Olympia dans les Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach, utilisent la technologie comme satire de la consommation musicale de la haute société. Par ailleurs, Pacifique 231 d’Arthur Honegger avec son « mouvement mathématique évoquant une locomotive en marche » (Griffiths, 1992) est considéré comme le modèle de l’expression symphonique de la modernité machiniste au lendemain de la Première Guerre mondiale. \n\nOutre ces exemples célèbres, la mise en musique de la technologie a certainement contribué à un développement aussi bien d’un imaginaire que d’une esthétique de la composition et de la pratique musicale.\n\nCette rencontre a pour but d’étudier et de présenter, sous forme de conférences-concerts, quelques œuvres oubliées conçues sur des sujets évoquant les innovations ou la technologie. Chaque présentation sera ponctuée par l'exécution – intégrale ou sous forme d'extraits – des partitions étudiées. L’atelier donnera lieu à des discussions aussi bien sur la nature historique, esthétique ou socioculturelle de la pièce, que sur les perspectives interprétatives d'un tel répertoire.\n\nProgramme\n\nMardi 4 novembre, Haute École de musique de Genève (site Dufour), 16h30-20h\n\n3 conférences, 2 présentations courtes, l’intégralité du programme musical\n\n«C’est la pile électrique, machine diabolique» : l’électricité dans l’opéra-bouffe parisien\nGuillaume Castella (Haute Ecole de musique de Genève) -  mardi\n\n«A toute vapeur!» : l’imaginaire des chemins de fer dans le répertoire pianistique du XIXe siècle\nEmmanuel Reibel (Ecole normale supérieure de Lyon) -  mardi\n\nObservations du ciel dans la musique de Charles Koechlin pour L’Epopée de l’Ecole polytechnique\nFederico Lazzaro (Université de Fribourg) -  mardi\n\nMusiciens et musiciennes de la HEM
SUMMARY:Mettre en musique l’innovation, de la célébration à la parodie (France, 1840-1940)
CATEGORIES:Concert / Spectacle\, Conférence
LOCATION:Université de Genève, Site Dufour\, Rue Général-Dufour 24\, 1204 Genève
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