26
MAI
MAI
Restrictions d’animéité et effets de compétition dans le système pronominal du français
Conférence
Ouvert au grand public
26.05.2026 15:15 - 16:45
Présentiel
Dans le cadre du séminaire MA92 Les proformes et leurs référents, Prof. Steffen Heidinger et Yanis da Cunha de l’Université de Graz (Autriche) présenteront leurs recherches sur les contraintes liées à l'animéité qui pèsent sur les pronoms forts du français et de l'espagnol.
Steffen Heidinger est professeur associé à l'Université de Graz (Autriche), au Département d'études romanes. Ses travaux portent sur plusieurs phénomènes grammaticaux des langues romanes. Entre autres, il a étudié l'évolution diachronique des verbes anticausatifs en français, ou encore la structure informationnelle et l’ordre des mots en espagnol.
Yanis da Cunha est chercheur post-doc à l'Université de Graz. Sa thèse a porté sur l'influence du genre sur l'assignation des fonctions syntaxiques dans plusieurs langues. Il a également travaillé sur les facteurs prédictifs de l'alternance actif/passif en français.
Steffen et Yanis collaborent aujourd'hui dans le cadre du projet autrichien SFB "Language between Redundancy and Deficiency" (FWF 10.55776/F1003), qui vise à déterminer en quoi les phénomènes de discordance entre forme et sens dans la grammaire représentent une adaptation à l'environnement cognitif et social des locuteurs. Plus précisément, ils mènent ensemble le sous-projet "Animacy features and the flexibility of pronouns", qui porte sur les contraintes d'animéité des pronoms forts du français et de l'espagnol dans les syntagmes prépositionnels (avec elle, con ella). Celles-ci apparaissent tantôt strictes, tantôt faibles, voire disparaissent. Leur projet vise à expliquer cette flexibilité des contraintes d’animéité.
Dans leur présentation, ils aborderont les deux questions suivantes à la lumière des restrictions d’animéité des pronoms personnels français : Dans quelle mesure les distinctions qui existent dans le système pronominal français sont-elles constantes ? Dans quelles conditions sont-elles abandonnées et quel rôle jouent les effets de compétition dans ce processus ? En s’appuyant sur des données expérimentales et de corpus, ils montreront que les pronoms forts sont restreints aux référents humains dans les contextes qui permettent des pronoms faibles (nul, y, en), mais qu'ils ne sont pas restreints lorsque l’alternative faible n'est pas admise. Ils aborderont les différents contextes dans lesquels cet effet de compétition peut se produire (type de préposition, focalisation, type de texte) et montreront que de tels effets apparaissent également dans d'autres domaines du système pronominal.
Steffen Heidinger est professeur associé à l'Université de Graz (Autriche), au Département d'études romanes. Ses travaux portent sur plusieurs phénomènes grammaticaux des langues romanes. Entre autres, il a étudié l'évolution diachronique des verbes anticausatifs en français, ou encore la structure informationnelle et l’ordre des mots en espagnol.
Yanis da Cunha est chercheur post-doc à l'Université de Graz. Sa thèse a porté sur l'influence du genre sur l'assignation des fonctions syntaxiques dans plusieurs langues. Il a également travaillé sur les facteurs prédictifs de l'alternance actif/passif en français.
Steffen et Yanis collaborent aujourd'hui dans le cadre du projet autrichien SFB "Language between Redundancy and Deficiency" (FWF 10.55776/F1003), qui vise à déterminer en quoi les phénomènes de discordance entre forme et sens dans la grammaire représentent une adaptation à l'environnement cognitif et social des locuteurs. Plus précisément, ils mènent ensemble le sous-projet "Animacy features and the flexibility of pronouns", qui porte sur les contraintes d'animéité des pronoms forts du français et de l'espagnol dans les syntagmes prépositionnels (avec elle, con ella). Celles-ci apparaissent tantôt strictes, tantôt faibles, voire disparaissent. Leur projet vise à expliquer cette flexibilité des contraintes d’animéité.
Dans leur présentation, ils aborderont les deux questions suivantes à la lumière des restrictions d’animéité des pronoms personnels français : Dans quelle mesure les distinctions qui existent dans le système pronominal français sont-elles constantes ? Dans quelles conditions sont-elles abandonnées et quel rôle jouent les effets de compétition dans ce processus ? En s’appuyant sur des données expérimentales et de corpus, ils montreront que les pronoms forts sont restreints aux référents humains dans les contextes qui permettent des pronoms faibles (nul, y, en), mais qu'ils ne sont pas restreints lorsque l’alternative faible n'est pas admise. Ils aborderont les différents contextes dans lesquels cet effet de compétition peut se produire (type de préposition, focalisation, type de texte) et montreront que de tels effets apparaissent également dans d'autres domaines du système pronominal.
Quand?
26.05.2026 15:15 - 16:45
Organisation
Intervenants
Prof. Steffen Heidinger
Yanis da Cunha
Yanis da Cunha
